Ghazal 443

چو سرو اگر بخرامی دمی به گلزاری
خورد ز غیرت روی تو هر گلی خاری

ز کفر زلف تو، هر حلقه‌ای و آشوبی
ز سحر چشم تو، هر گوشه‌ای و بیماری

مرو چو بخت من ای چشم مست یار به خواب
که در پی است ز هر سویت آه بیداری

نثار خاک رهت نقد جان من هر چند
که نیست نقد روان را بر تو مقداری

دلا! همیشه مزن لاف زلف دلبندان
چو تیره‌رأی شوی کی گشایدت کاری؟

سرم برفت و زمانی به سر نرفت این کار
دلم گرفت و نبودت غم گرفتاری

چو نقطه گفتمش «اندر میان دایره آی»
به خنده گفت که «ای حافظ! این چه پرگاری»

Si, tel le cyprès, tu te promènes un instant dans une roseraie,
chaque rose, jalouse de ton visage, sentira une épine.

De l'impiété de ta boucle, chaque anneau tient un tumulte ;
de la magie de ton œil, chaque recoin tient un malade.

Ne t'endors pas comme ma fortune, ô œil ivre de l'ami,
car de tous côtés te suit le soupir de quelqu'un qui veille.

La monnaie de ma vie est répandue sur la poussière de ton chemin, bien que
la monnaie de l'âme n'ait pas de valeur auprès de toi.

Ô cœur, ne te vante pas toujours des boucles des charmeurs ;
une fois ton jugement obscurci, quand une affaire s'ouvrira-t-elle pour toi ?

Ma tête s'en est allée, et cette affaire n'a pas un instant trouvé son terme ;
mon cœur est pris, et tu n'as pas eu souci de sa captivité.

Je lui dis : « Viens, comme le point, au milieu du cercle. »
Il dit en riant : « Hafez, quel est donc ce compas ? »

La personne à qui vous avez donné votre cœur est très recherchée et prête peu d'attention à votre état. Vous avez tout mis dans cette affaire sans encore obtenir de résultat. Ne laissez pas l'attachement obscurcir votre jugement. Le plan que vous avez conçu pour la rapprocher est naïf, et elle l'a percé à jour : revoyez votre manière de faire.