Ghazal 475

گفتند خلایق که تویی یوسف ثانی
چون نیک بدیدم به حقیقت به از آنی

شیرین‌تر از آنی به شکرخنده که گویم
ای خسرو خوبان که تو شیرین زمانی

تشبیه دهانت نتوان کرد به غنچه
هرگز نبود غنچه بدین تنگ دهانی

صد بار بگفتی که دهم زان دهنت کام
چون سوسن آزاده چرا جمله زبانی؟

گویی بدهم کامت و جانت بستانم
ترسم ندهی کامم و جانم بستانی

چشم تو خدنگ از سپر جان گذراند
بیمار که دیده‌ست بدین سخت کمانی

چون اشک بیندازیش از دیدهٔ مردم
آن را که دمی از نظر خویش برانی

Les gens ont dit que tu es un second Joseph ;
en y regardant bien, en vérité tu vaux mieux que cela.

Par ton rire de sucre tu es plus doux que je ne puis dire,
ô Khosrow des beaux, car tu es la Shirin de ce temps.

On ne peut comparer ta bouche au bouton de rose ;
jamais bouton n'eut la bouche aussi étroite.

Cent fois tu as dit : « Je comblerai ton vœu de cette bouche. »
Pourquoi, comme le lis libre, n'es-tu que langue ?

Tu dis : « Je comblerai ton vœu et prendrai ta vie. »
Je crains que tu ne combles pas mon vœu et que tu prennes ma vie.

Ton œil fait passer sa flèche à travers le bouclier de l'âme ;
qui a jamais vu un malade tendre un arc aussi dur ?

Tu le fais tomber comme une larme des yeux de tous,
celui que tu chasses un instant de ton propre regard.

La personne à qui vous avez donné votre cœur vaut mieux encore que ce qu'on en dit, mais elle promet beaucoup et n'agit pas. Demandez-lui de tenir parole et de moins parler. Vous craignez de payer cher sans obtenir ce que vous voulez : tenez-en compte. Sa négligence vous abaisse aussi aux yeux des autres : restez près d'elle.